CALCULER LES PRIX DE VENTE DE SES BIJOUX

Comment calculer le prix de vente de ses créations ? Un tableau simple à télécharger sur www.apprendre-la-bijouterie.com


Ah, calculer le prix de ses bijoux : le nerf de la guerre !

Quant on se lance dans la création de bijoux, on n’imagine pas qu’un jour le plus compliqué sera de fixer ses prix !

Vous avez de la chance : j’ai fait une école de commerce. Et en école de commerce, on aime compter les sous 😀 (ce cliché…)

Enfin, on aime surtout être rentable !

D’avance, sachez qu’à la fin de cet article, je vous propose de télécharger un tableau de calcul automatique du prix de vente d’un bijou. C’est celui que j’utilise réellement au quotidien, il a donc été testé et approuvé !

Je vous conseille cependant de lire attentivement l’article, car j’y distille de nombreux conseils, et des écueils dans lesquels il ne faut pas tomber (je l’ai déjà fait pour vous, vous pouvez me remercier)

Surtout, cet article détaillera le calcul de base pour évaluer le juste tarif de vos bijoux. Il est complété par un deuxième article indispensable (j’insiste!) pour ajuster votre prix de vente idéal afin que vos bijoux se vendent !


Alors quelle est la formule magique ?


La formule de base pour calculer un prix est :

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Ma petite subtilité, qui n’a l’air de rien mais qui a un rôle crucial, c’est que j’ajoute systématiquement la contrainte suivante :

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Vous me suivez ? Oui ? non ? Ne vous inquiétez pas, nous allons détailler cela en deux articles sur le sujet.

Pour commencer, détaillons chaque élément du calcul de base.


1 – Les coûts


Pour chacun de vos modèles, il vous faudra bien noter :

  • Les matériaux. Apprêts, matière brute, chaînes… Si vous avez suivi mes conseils en matière de prototypage et de fabrication, vous avez déjà noté tous ces coûts.

  • Les sous-traitants : vous faites découper vos bijoux ? Vous faites appel àun soudeur ou un doreur ? Ajoutez cela à votre addition. Peut-être n’avez-vous pas un prix à la pièce, du coup faites une moyenne (coût total de votre dorure / nombre de pièces).

  • Le packaging : combien vous coûtent vos écrins, pochettes, cartes de visite et autre enveloppes ? Calculez le tout et ajoutez-le à votre calcul, si toutefois vous voulez l’intégrer en amont et ne pas le répercuter sur le panier de l’acheteur.

  • Tout autre coût fixe qu’il vous est possible de calculer par modèle. Par exemple, prenez en compte votre loyer, votre assurance, vos télécommunications (internet, tel), vos facture d’eau et d’électricité etc… Prenez votre total annuel, et divisez-le par le nombre de bijoux vendu l’année dernière.

  • Je vous vois venir… si vous êtes ici, c’est peut être que vous n’avez pas assez de recul pour faire ce calcul ? Alors je vous conseille d’ajouter au minimum un petit 10% supplémentaire à votre coût de revient pour cette année. Si au final votre bijou a un coût de revient (matériel + temps de travail) de 10€, rajoutez 1€ de frais additionnels.


2 – La main d’oeuvre

C’est souvent là que le bât blesse.

Quand on commence, disons le : on oublie toujours de se payer.
Puis on continue son petit business, et on se paye, mais trop peu.


Mais pensez en ces termes : si un patron vous demandait de faire les tâches que vous exécutez quotidiennement, lui feriez-vous grâce du coût de votre main d’oeuvre ?
Comment pensez-vous pouvoir vivre de votre activité si elle n’est pas rémunératrice ?

Pour vous éviter ce casse tête, il est primordial de bien définir votre taux horaire dès le départ. Et si ce n’est pas le cas, redresser la barre est impératif.


– Quel taux horaire s’appliquer ? –


Vous allez sûrement être tenté de penser au SMIC.

Mais honnêtement, vous êtes vous mis à votre compte pour vous payer au SMIC ? Ne pensez-vous pas avoir des compétences et des responsabilité de cadre ou même de chef d’entreprise ?

Si vous réalisez-vous même vos créations – et donc si le taux horaire est le vôtre et non celui d’un sous-traitant – je vous suggère de vous rémunérer a minima 15€ de l’heure. Et c’est à minima.

On passe rarement ses 8h de travail à l’établi lorsque l’on gère une marque de bijou. Alors se payer au SMIC est une hérésie si l’on veut tout simplement manger à la fin du mois. Pour se payer au SMIC il faudrait vendre le même nombre de bijoux par jour que celui qu’on produit. Bref, ne faites pas ça, svp.



– Comment appliquer son taux horaire à ses modèles ? –


Encore une fois, je vous renvoie vers les étapes cruciales du prototypage et de la fabrication en série pour calculer précisément le temps de travail sur chaque modèle. Il suffit ensuite de multiplier par son taux horaire.

Attention ! Petit conseil : tout comme une dorure qui peut être défectueuse sur plusieurs modèles : si vous avez “râté” des bijoux, surtout s’il y en a plusieurs, comptez-les dans votre temps de travail !

C’est souvent à cette étape que l’on comprend toute l’utilité de faire des séries plutôt que de la pièce unique : on peut optimiser son temps et ses coûts. Et surtout, le calcul de rentabilité devient bien moins fastidieux puisque l’on n’a pas à le réitérer pour chaque modèle : il est calculé dès le départ.

Une fois tous ces éléments compilés, vous obtenez votre

coût de revient par modèle.


3 – La marge fabricant


Avant de commencer à parler de chiffres, je fais une petite précision de vocabulaire, puisque 2 termes sont régulièrement employés :

Une marge, c’est un pourcentage. La marge se calcule à partir d’un prix de vente par rapport à un prix d’achat
  > Votre bijou coûte 60€, vous prenez 50% de marge, donc 30€

Un coefficient est un chiffre par lequel on multiplie et qui permet de calculer un prix de vente en partant du prix d’achat.
  > Votre bijou revient à 30€, vous prenez un coef de 2 donc vous le vendez 60€

Bref vous l’aurez compris, un coef 2 = une marge de 50%, un coef 2,5 = une marge de 60% etc…

On parle indifféremment de coefficient ou de marge.



Ah, donc la marge c’est pas la même chose que mon coût de main d’oeuvre ?

Et bien non, pas du tout. Avec la marge, on parle là de profit (ouh, ce vilain mot qu’on n’aime pas en France !)

Mais attention, ce n’est pas forcément de l’argent qui est destiné à arriver dans votre poche ! C’est de l’argent avec lequel vous pouvez :

  • Investir dans de l’outillage ou une formation spécifique,
  • Faire des opération de communication avec des influenceurs,
  • Payer un prestataire pour votre site web,
  • Vous offrir les soins d’un graphiste,
  • Payer un photographe
  • Communiquer dans la presse,
  • Bref, faire tout ce qui n’est pas la fabrication pure et dure de vos bijoux !


Et comme son nom l’indique, votre marge vous permet également de pouvoir accorder de temps en temps des prix moindres (lors des soldes par exemple, ou lorsque vous voulez écouler un stock sans pour autant vendre à perte !). Elle permet une souplesse (un marge de manœuvre) pour faire grandir votre entreprise et pousser plus loin vos créations.

Il ne faut donc absolument pas la négliger ! Cette marge représente en général

un coefficient de 2 à 2,5

mais cela est juste pour vous donner un ordre d’idée. Libre à vous de la fixer plus ou moins grande, du moment que votre marché est prêt à payer le tarif final.

Elle peut même varier d’un modèle à l’autre. Vous verrez dans le prochain article qu’il peut être intéressant de ne pas avoir la même marge sur tous ses modèles…

Donc une fois votre marge appliquée à votre calcul, vous obtenez

le prix revendeur
(aussi appelé prix pro, ou prix grossiste).


Attention : il n’est pas nécessaire d’avoir des tarifs pour les professionnels. Si vous ne comptez jamais vendre à des revendeurs, alors augmentez votre marge personnelle et vendez uniquement aux particuliers.

Mais dans le cas où vous ne vendriez pas encore à des professionnels mais que cela n’est pas exclu, même à long terme, alors ne faites pas cette bêtise que font beaucoup de novices : calculez vos prix en fonction !


4 – La marge revendeur


Ici nous pouvons avoir à faire à plusieurs types de pratiques

-> Le revendeur impose sa marge :

Certains revendeurs vont vouloir imposer leur marge : par exemple, la boutique A prend uniquement un coefficient de 3. C’est à dire qu’elle va prendre votre prix de vente pro, et multiplier par 3 pour avoir le prix de vente aux particuliers.

Votre bijou est vendu 30€ prix pro, la boutique le revendra 90€.


Si votre prix de vente sur votre site internet est bien moindre (disons 60€) la boutique risque alors de ne pas bien vendre vos produits.

Personnellement j’accepte qu’une boutique vende aux particuliers plus cher que moi, mais en aucun cas moins cher.


A l’inverse, l’autre problème est si la boutique en question souhaite garder le même prix de vente aux particuliers que vous, et vous demande de ce fait de baisser votre propre marge. Il faut donc prendre votre prix de vente, et le diviser par ce coefficient (3).

Dans le cas de votre bijou à 60€, la boutique en prendra 40€ et vous 20€ > votre marge a diminué de moitié !



Si vos tarifs ne prennent pas en compte ce niveau de coefficient, alors c’est à vous de voir : soit il vous faudra renoncer à travailler avec cette boutique, soit négocier cette marge, soit l’accepter si vous êtes prêt à baisser votre propre marge. Cela peut être volontairement réfléchi dans le cas par exemple d’une belle enseigne qui vous permettrait d’accroître votre notoriété.

Cela m’est arrivé d’accepter, pour les Galeries Lafayette en ligne par exemple : cela m’a généré très peu de ventes au final (heureusement ?) mais j’ai pu bénéficier d’une belle vitrine de prestige.



-> Vous établissez une marge prédéfinie pour vos revendeurs


Dans ce cas, c’est à vous de fixer la marge que vous accordez à vos revendeurs, et ceux-ci s’en accommodent (ou pas).

C’est la pratique que je vous conseille, car elle vous permet d’harmoniser vos prix de vente partout où vous êtes représentés, et à l’avantage d’être transparente pour tout le monde.

Pour cela, il faut tout de même être au courant des pratiques dans votre marché. En général, pour des boutiques créateurs ou bijoux, vous pouvez proposer un

coefficient de 2 à 2,5

Pour ma part, j’ai tranché la poire en 2, et j’applique un coefficient de 2,3 pour obtenir

le prix de revente aux particuliers
(ou prix retail ou prix public)


4 – la TVA

Si vous êtes en micro-entreprise, vous n’êtes pas concerné.

Mais si vous y êtes assujettis, n’oubliez pas d’ajouter à votre calcul la TVA !



Comme promis au début de cet article, voici mon tableau de calcul de prix, celui que j’utilise réellement dans mon quotidien pour évaluer mes tarifs. Je vous ai laissé 2 exemples dedans pour vous guider.

A vous maintenant de le remplir avec vos propres créations. Il y a juste à remplir les cases vides selon vos données, et c’est parti ! Modulez-le selon vos contraintes, vos besoins, manipulez-le, il est à vous !

pour vous aider à fixer vos tarifs,​

je vous offre mon

TABLEAU DE CALCUL DE PRIX

Simple, automatique et gratuit !


La plupart des calculs de prix que vous trouverez sur le net s’arrêtent là. Mais vous vous apercevrez bien vite qu’il peut y avoir de grosses disparités de prix entre vos différents modèles, ainsi que des bijoux qui ne feront pas le poids face à la concurrence s’ils ont un prix trop élevé.

Pour parer à cela, je vous ai concocté un second article sur l’ajustement de vos tarifs à la réalité de votre marché.

Parce que vendre à un prix juste pour tout le monde, c’est bien. Mais si vos créations ne se vende pas à cause de leur prix… c’est le serpent qui se mord la queue !

Sur ce, bon calcul !



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22 comments

  1. Aaaaaah, merciiiii Mélanie ! Ton travail didactique est fabuleux et ta générosité, magnifique !

    Je n’ai pas encore reçu le tableau magique par mail, mais une question me brûle les lèvres (peut-être que le tableau y répondra) : tu ne parles pas de charges sociales ni impôts dans ton article. J’imagine que ce sont des variables très variables… mais quand on débute, comment les evaluer et les répercuter sur le prix de vente ?

    Merci pour tout et belle journée !

    1. Merci Emma ! Pour le tableau, la manip prenait un peu de temps, j’ai rectifié le tir normalement. L’as tu reçu maintenant ?

      Pour ce qui est des éléments manquants (charges et impôts) en effet ce sont des charges variables. Variables pour chaque entreprise, mais aussi selon le prix de vente (pro ou particulier). On ne peut donc pas l’intégrer dans son coût de revient, mais on peut en tenir compte en majorant son prix de vente, comme pour la TVA. Je vais le préciser dans l’article de ce pas. Merci merci !

      1. Merci beaucoup, Mélanie ! Oui, j’ai bien reçu ton fabuleux tableau… Merci merci !!! <3

        Je suis bluffée par ta rapidité à fabriquer… va falloir que je fasse des GROS progrès. Tu as toujours mis ce temps-là ou tu as vraiment progressé au fil des années ?

        Belle journée !
        Emma

        1. Merci 🙂
          Il y a de l’entraînement, c’est sûr. Mais ce qui m’a vraiment permis de progresser, c’est l’optimisation des tâches. En tout cas sur les modèles que tu as en exemple, l’optimisation est vraiment, vraiment la clé. Par exemple, pour les créoles ouvertes, je recuis 5 fils en même temps, je cintre chaque fil de 50cm de long en les enroulant autour d’une bouterolle, je déroche, puis je coupe tout d’un coup, comme de la cannetille. Et hop, j’ai environs 25 créoles qui sont faites, en l’espace de quelques minutes. Les aplats sont des chutes d’un autre bijou, j’ai juste à arrondir les angles (eh eh, il faut savoir penser malin dans ses collections aussi) Etc, etc…
          J’en parle plus longuement dans mes articles sur la création d’une collection de bijoux. Si on fonctionne en petite série, c’est vraiment très avantageux.

          1. Je comprends mieux… quelle organisation ! J’essaie de transposer le principe à mon activité (les emaux sur cuivre… mais pas que, je suis du genre dispersée ^^ ), mais ça n’est pas si simple.
            Dans tous les cas, je suis loin d’avoir cette discipline pour le moment. Je dois encore apprendre
            Merci pour tes multiples partages et d’avoir pris le temps de ces explications ! <3

  2. Mille MERCI Mélanie!! Quelle générosité! Prendre le temps de rédiger tout ces articles pour partager ton savoir, c’est beau. Et c’est une source précieuse pour les petits Padawans de la bijouterie…

  3. Merci Mélanie pour cet article, très claire comme à chaque fois. J’ai hâte de lire le suivant.
    J’ai juste tilté sur la marge et le coeff. Je ne comprends pas comment comment on calcul les coeff, parceque bon, 50% coeff 2, jusque là ça va mais 60% c’est coeff 2,5 ?? Je suis un peu perdue ahah O_O

    1. Coucou Marine,
      Ah ah, oui les maths c’est ma bête noire également 😀
      Essayons d’être plus claire.

      Coefficient : si ton bijou est à 40€ en prix pro, et que ton revendeur applique un coefficient de 2,5, alors il revendra ton bijou à 100€ (le calcul est 40 x 2,5 = 100 ). Tu peux faire la calcul à l’inverse si c’est toi qui fixe les prix public (100 / 2,5 = 40 <<< ton tarif pro) Marge : ton bijou est habituellement au prix de vente public de 100€, et ton revendeur prend un marge de 60%, alors ici il récupérera 60€, (et donc ton prix pro est de 40€). Le calcul de la marge revendeur est 100 x 0,6 = 60 (le calcul de ton prix pro est 100 - (marge revendeur : 100 x 0,6) Ca revient au même, mais mieux vaut être au clair avec ces quelques calculs car selon les personnes, on utilise souvent les 2 termes (j'ai remarqué que les revendeurs parlaient surtout en coef tout de même)

  4. Milles merci Mélanie pour vos précieux partages et articles clairs et concis.
    je viens de découvrir votre blog, et je sent que je vais y passer un moment a lire tout vos articles plus intéressants les uns que les autres….
    Layana

  5. Merci pour cet article précieux ! J’ai une petite question néanmoins, dans le prix de revient, tu n’inclus pas le coût des cotisations, les éventuelles commissions sur les paiements (quand on encaisse via Paypal par exemple) ou encore le coût de la banque et de l’assurance ? Moi ce qui me bloque, c’est de multiplier par 2 pour ma marge, puis par 2 pour celle du pro, et me dire qu’au final un produit que je vends actuellement 20 (par exemple) aura un prix public de 80 ! personne ne l’achètera… jusqu’à présent je vendais au prix de revient… j’ai oublié ma marge. Et maintenant que je veux vendre aux pros, je réalise que mes prix vont carrément exploser…

  6. Bonjour et 1000 merci pour ces articles super intéressants, j’ai adoré tes conseils. Mais j’ai un soucis svp… je fabrique des pendentifs de quartz tissés en fil de cuivre et des bracelets style tibétain en pierres diverses. Et tous mes prix appliqués sont 2x à 4x moins cher que ce qu’indique ton tableau. Pour un bracelet par exemple, si je remplis ton tableau, pour une matière qui me coute 6€, fait en 10mn et avec 1€ de charge fixe, dans ton tableau je devrais avoir un prix de vente particulier de 38€ ! Moi je le vend 17€ et mes concurrent à peu près le meme prix. Pourtant j’achète mes perles vraiment pas cher par rapport à beaucoup de concurrents. Je ne peux pas réduire plus mes coûts. Pour les pendentif, tissés à la main en fil de cuivre, j’y passe facilement 2 à 3h. Actuellement je les propose entre 38 et 60€ selon le temps de travail et le prix de la pierre. Par rapport à mes concurrents je suis pas la plus chère mais je suis dans la fourchette haute. Et j’ai déjà du mal à les vendre. Mais ton tableau indique que je devrait les proposer 4x plus cher pour les particuliers et 2x plus cher aux pros…. je suis un peu perdue. Je sais que le cuivre suggère un réajustement à la baisse du prix de vente, mais si je compare tes calculs et les miens, en fait, c’est comme si je vendais sans coef. Mais comment faire autrement vu mes produits et/ou la concurrence ? Milles merci à toi pour tes conseils <3

    1. Bonjour Caroline, il y a des dizaines de facteurs à prendre en compte… déjà tes concurrentes vendent-elles à des revendeurs ? Et toi ? (auquel cas, il est normal de ne pas appliquer une marge supplémentaire de 50% si tu ne vends pas à des revendeurs). Le coût de la matière entre finalement très peu en compte dans la fabrication de bijoux fantaisie, ce ne sont pas ces coûts là qu’il faut chercher à réduire. Si tes concurrentes “cassent les prix”, alors c’est sûrement qu’elles n’en vivent pas. Souhaite-tu vraiment t’aligner avec des gens qui ne vivent pas de leur activité ? Il faut que tu change autre chose : ton image de marque, donc ta cible, et donc tes circuits de vente (que ce soit par revendeurs ou en direct). On ne vend pas au même prix par exemple sur une foire artisanale le dimanche matin au milieu des fruits et légumes, et dans une galerie d’art (ce sont 2 exemples extrêmes, il y a bien sûr des entre-deux 🙂 ) De la concurrence, il y en a dans tous les domaines. J’ai moi-même parfois été déçue de voir des créations extrêmement similaires aux miennes à 3€50 chez Claire’s accessoires ou sur Ali Express… mais cela ne change rien pour moi, je ne vends pas du tout aux personnes (ni aux mêmes endroits) qui achètent dans ces enseignes. Ma clientèle est ailleurs, je vais la chercher là où elle est. Bref, cela mériterait un article tout entier !

      Sinon, je suis allée faire un tour sur ton site. Tes créations sont hyper travaillée et je peux te garantir que tu vends bien bien bien en dessous du prix que tu pourrais faire valoir… Cela ternit l’impression de qualité de ton travail, c’est dommage !

      Courage !

    1. Bonjour Magalie, c’est étonnant : tout fonctionne bien pourtant. Je viens de refaire le test et je reçois bien le mail pour le télécharger. Avez-vous vérifié dans votre courrier indésirable ?

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