Tonneau à polir ou bain à ultrasons : lequel acheter ?

Tonneau à polir ou bain ultrasons ? Choix cornélien pour les débutants ! 🙂

Et pour cause : l’investissement dans l’une ou l’autre de ces machines représente un budget plutôt conséquent lorsque l’on démarre son activité en bijouterie !

Dans quelle machine vaut-il mieux investir ? Les deux peut-être ? Quelle est la différence ? Quand les utiliser ? Est-ce vraiment indispensable ?

Si telles sont vos interrogations, voici la réponse : sachez qu’elles ne servent tout simplement pas du tout à la même chose !

Ces 2 machines interviennent effectivement à la fin du processus de création d’un bijou, ayant pour but de nettoyer et faire briller le bijou, néanmoins elles ne peuvent pas s’inter-changer.

Et si je vous disais que ni l’une ni l’autre ne sont nécessaires ?

Voyons en détail quand et pourquoi les utiliser.



LE TONNEAU A POLIR


Pour quel usage ?

Comme son nom l’indique : le tonneau à polir sert à…. polir !

Une fois votre bijou réalisé, soudé, limé, émerisé, il faut lui donner son aspect définitif, autrement dit sa finition (par ici pour un rappel des étapes de fabrication !). En bijouterie, il est très fréquent que cette finition soit brillante, c’est ce que l’on appelle le polissage.

Pour cela, il faut éliminer toutes les micro-rayures laissées par les différents outils.

C’est ce que le tonneau à polir va réaliser : on y place à l’intérieur des navettes en acier (ou tout autre abrasif : céramique, poudre abrasive, brou de noix, etc.), un peu de produit nettoyant ou brillanteur et de l’eau. Les navettes d’acier vont alors venir frapper le métal de multiples fois grâce à la rotation du tonneau, et ainsi adoucir et faire briller la surface du métal.

Concrètement, le tonneau à polir permet surtout un gain de temps pour le bijoutier. On l’ouvre, le remplit, on y place ses bijoux, et le tour est joué ! (Je sens un regain d’attention de la part du flemmard qui sommeille en vous)

A noter cependant que cette solution ne remplacera pas la qualité et la finition d’un “vrai” polissage à la main. Dans l’optique d’une finition “miroir”, le tonneau va surtout aider à pré-polir et dégrossir le travail de polissage, grâce à ses petites billes qui s’immiscent dans les moindres recoins et interstices.

En revanche, si un polissage simple vous suffit, ou si vous faites ensuite dorer vos bijoux, cela peut être amplement suffisant.


Quel tonneau à polir choisir ?

Vous l’aurez compris, le tonneau à polir n’est pas un outil absolument nécessaire dans la fabrication d’un bijou, mais il facilite la tâche, notamment si vous fabriquez des séries.

Pas de conseil quant à un modèle particulier, le plus important est que vous choisissiez une taille de tonneau à l’échelle de vos créations. Si vous fabriquez régulièrement de grosses pièces comme des manchettes, optez pour un plus gros gabarit.

Le mien est un Lortone de 1L trouvé sur Ebay à l’époque, pour une centaine d’euros. Il est en caoutchouc, et je l’utilise avec des navettes en acier. J’en suis très satisfaite !

J’ai repéré ce modèle à tarif raisonnable, avec tonneau en verre et livré avec un lot de billes d’acier : si vous l’utilisez, n’hésitez pas à nous faire un retour en commentaire !

Il existe également des tonneaux magnétiques qui, parait-il, sont excellents pour la finition. En revanche, le prix est bien plus élevé.



LE BAIN A ULTRASONS


Pour quel usage ?

Bien que lui aussi entre en action lors de l’étape finale de la finition d’un bijou, le bain à ultrasons ne permettra pas de polir un bijou.

Qu’importe le niveau de détail, la finition devra déjà avoir été effectuée. L’appareil à ultrasons va alors venir dégraisser et nettoyer la surface du bijou.

En effet, lors du polissage, la pâte utilisée va noircir et venir parfois se loger dans des recoins minuscules et inaccessibles. Même s’il est parfois peu visible, un film gras recouvrira l’ensemble du bijou.

L’utilisation du bain à ultrasons, dans lequel sera versé une solution dégraissante préalablement, combinée à la chaleur du liquide, va délicatement déloger la pâte, sans manipulation du bijou (et donc sans risque de le rayer à nouveau).


Quel bac à ultrasons choisir ?

Un “vrai” bac à ultrasons représente un gros investissement, mais sera bien plus efficace qu’un appareil d’entrée de gamme, qui aura bien souvent l’inconvénient de ne pas chauffer le liquide du bain. Or, c’est la chaleur qui est particulièrement efficace pour décrocher les impuretés.

Si votre budget le permet, un bac professionnel vous coûtera entre 200€ pour les entrées de gamme, et plusieurs milliers d’euros pour les plus avancés.

(J’ai repéré celui-ci sur Amazon pour une centaine d’euros : je viens de le commander pour le tester. S’il fait bien son travail, cela peut être une bonne alternative !)

Il faudra ajouter à cela une solution de nettoyage, ou brillanteur. A défaut, une solution maison avec du liquide vaisselle pourra dépanner.

Une autre option : les mini-ultrasons. Ils ont l’avantage d’être peu chers, mais aussi moins efficaces. En cause : le fait qu’ils ne soient pas chauffants, et qu’il s’agisse souvent plus de “vibrations” que d’ultrasons. De même, selon le modèle et la marque, c’est un peu quitte ou double.

Pour l’utiliser, il faudra donc de l’eau chauffée préalablement et un peu de liquide vaisselle pour le côté dégraissant (mon conseil pour les impuretés rebelles : quelques gouttes d’ammoniaque – attention : ne pas laisser tremper trop longtemps et utiliser des pinces)

Personnellement j’ai un modèle plutôt efficace, de la marque Silvercrest de chez Lidl (je n’ai pas de lien à vous transmettre, il faut attendre l’occasion dans votre magasin !). Mais le côté peu fonctionnel de cette machine (devoir changer l’eau chaude trop souvent, sans réel système de vidange) fait que je ne l’utilise presque jamais. Un peu par flemme, je vous l’avoue…

Sinon, il vous reste encore l’option “économique, pratique et efficace” : le nettoyage à la main. Ou plutôt à la brosse à dents (douce, pour bébé par exemple, pour ne pas rayer la surface polie). Du liquide vaisselle, de l’eau chaude (tiède) et un peu d’huile de coude… Et c’est parti pour frotter !

Avez-vous trouvé la réponse aux questions que vous vous posiez ?
Utilisez-vous l’un ou l’autre ? Quel “polisseur” êtes vous ?
Un modèle à recommander en particulier ?


Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à m’en faire part en commentaires !


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Mélanie - www.apprendre-la-bijouterie.com

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1 comment

  1. Bonjour Mélanie,
    Je voulais juste te dire un grand merci pour tout ce que tu partages. Pour moi ce n’est que le début de l’aventure dans la bijouterie mais ta passion est contagieuse… et tes vidéos dans grand secours pour débuter.

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